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 Citations d'auteurs Anciens sur la gladiature

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Achillia
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MessageSujet: Citations d'auteurs Anciens sur la gladiature   Dim 10 Oct - 22:31

CITATIONS SUR LA GLADIATURE EN GENERAL :


  • Il semble que chez nous les enfants s'intéressent aux gladiateurs quand ils sont encore dans le ventre de leur mère. Les jeunes à la maison ne parlent pas d'autre chose. Mais aussi à l'école, les maîtres eux-mêmes avec les élèves ne font rien d'autre que de parler des spectacles de gladiateurs. " - Tacite -


  • " Pour son deuxième duumvirat, quinquennal, aux Jeux d'Appolon, sur le forum, une parade, des taureaux, les toreros et leur équipe, une troupe de pugilistes. Le second jour, et ses seuls frais, à l'amphithéâtre, trente paires d'athlètes, quarante paires de gladiateurs, une chasse, des taureaux, des toreros, des sangliers, des ours et une autre chasse aux divers fauves, donnés à frais communs avec son collègue. " - exemple de promesse de munus, ici l'exemple de Flaccus pour son second mandat. -



  • " Trois sénateurs furent chargés de répondre aux ambassades, et, ce qui pourrait surprendre, les chevaliers eurent la permission de se faire gladiateurs. La cause en est que plusieurs regardaient comme rien l'infamie qui s'attachait à ce métier. Comme les défenses ne servaient à rien, soit que les coupables semblassent mériter un châtiment plus grand, soit que l'on pensât qu'ils s'en détourneraient d'eux-mêmes, on le leur permit. De cette façon, au lieu d'infamie, c'était la mort qui leur revenait; car ils n'en combattirent pas moins, surtout en voyant leurs luttes exciter un empressement si vif qu'Auguste lui-même assistait à ce spectacle avec les prêteurs chargés de la direction des Jeux. " - Dion Cassius -


  • " Les ayant réunis, il fit ramener des jeunes gens qui avaient été faits prisonniers tandis qu'ils s'attaquaient aux Carthaginois au cour de leur marche au travers des Alpes. Pour les besoins de la cause, il les avait préalablement fait maltraiter. Chargés de chaînes, affamés, tout meurtris de coups, ces hommes furent présentés à l'assemblée, et Hannibal fit déposer devant eux des équipements gaulois, tels qu'en revêtent les chefs de cette nation quand ils vont engager un combat singulier. Il fit en outre demander des chevaux et des sayons d'un grand prix. Puis il fit demander aux jeunes captifs quels étaient ceux d'entre eux qui désiraient engager contre un de leurs camarades un combat singulier dont le vainqueur aurait pour récompense les prix qui se trouvaient exposés là, le vaincu étant, quant à lui, délivré par la mort de ses souffrances présentes. Tous alors, d'une seule voix, s'écrièrent qu'ils voulaient se battre. Hannibal décidé qu'on procèderait à un tirage au sort et que les deux hommes ainsi désignés recevraient des armes pour s'affronter. Entendant cet ordre, les captifs élevèrent leurs bras vers le ciel et chacun fit des voeux pour que le sort tombât sur lui. Lorsqu'on connut le résultat du tirage au sort, la joie des élus fut extrême et fit contraste avec l'attitude de leurs camarades. A l'issue du combat, on n'enviait pas moins, dans le groupe des captifs, celui qui s'était fait tuer que son vainqueur. Ne se trouvait-il pas délivré de mille maux cruels, tandis que pour eux, les survivants, le pire était encore à venir ? Cette mise en scène permit à Hannibal d'inspirer à ses hommes les sentiments qu'il désirait. Il prit alors la parole et leur expliqua que son intention, ce faisant, avait été de leur faire voir clairement, par l'exemple d'autrui, ce qui risquait de leur arriver, cela afin de leur permettre, dans la situation où ils se trouvaient, de prendre le meilleur parti... Il leur fallait en effet vaincre ou mourir, ou tomber vivant aux mains de l'ennemi. Ce spectacle et le discours qui suivit furent forts appréciés par les hommes, qui marquaient tout l'enthousiasme et toute l'ardeur belliqueuse que l'orateur avait cherché à susciter en eux. " - Polybe -
  • " Il existait une coutume consistant à tuer des captifs sur la tombe des hommes courageux. Ensuite, on vit cette cruauté consistant à prendre plaisir au combat de gladiateurs devant des tombeaux; on nomme ces gladiateurs bustuari ( les gens du bûcher ) à cause des bûchers funéraires. On institua d'immoler les victimes auprès des sépulcres, et d'y faire également périr des vieillards. Mais, à la mort de Julius Brutus, comme beaucoup de familles avaient envoyé des captifs aux obsèques, son petit-fils ordonna que ceux qui avaient été envoyés de la sorte combattent entre eux. Ils combattirent donc. " - le rhéteur Servius -


  • " Les premiers combats de gladiateurs furent donnés à Rome, au Forum Boarium, sous le consulat d'Appius Claudius et de Quintus Fulvius. Decimus et Marcus, les fils de Brutus Pera, les organisèrent afin d'honorer la mémoire de leur père. " - Valère Maxime. -


  • " On croyait autrefois que le sang humain rendait favorables les âmes des défunts. Lors des funérailles, on immolait donc des captifs ou des esclaves achetés à cette fin. Par la suite, il plut à l'impiété de continuer cette pratique pour le seul plaisir. C'est pourquoi on se procurait des esclaves que l'on pouvait ainsi former au métier des armes, leur enseignant à tuer. Bientôt, au jour fixé, on les faisait périr auprès des tombes. " - Tertullien -


  • " De plus, la veille des Jeux, comme ils prenaient ce dernier repas qu'on appelle Libre ( Cena libera ), et dont ils faisaient, autant qu'il était en leur pouvoir, non pas une cena libera mais des agapes, ils lançaient à la foule des paroles emplies de la même fermeté, la mettant en garde contre le jugement de Dieu et témoignant du bonheur qu'ils éprouvaient à l'idée de subir la passion. Et ils se moquaient de la curiosité de ceux qui accouraient pour les voir. Saturus disait " Vraiment, est-ce que la journée de demain ne vous suffit pas ?? mais quel plaisir prenez-vous à regarder des gens que vous affirmez détester ? Aujourd'hui amis, et demain ennemis... Profitez-en bien, regardez-nous à loisir. Ainsi vous serez sûrs de nous reconnaître lorsque le Jour viendra.. " . Et tous quittèrent l'endroit rempli d'étonnement. Parmi ces gens, beaucoup commencèrent à croire. " - Perpétue, à propos de Chrétiens prêchant la parole du Christ lors de la cena libera de gladiateurs. -


  • " Alors le fils de Pélée déposa une pique à l'ombre longue qu'il apporta dans l'arène; il déposa un bouclier et un casque, armes de Sarpédon, que Patrocle lui avait enlevées. Debout, il dit au milieu des Argiens : " Pour ces prix, nous invitons deux hommes - les meilleurs - revêtus de leurs armes, ayant saisi le bronze qui troue la peau, à s'éprouver l'un l'autre devant l'assemblée. Celui qui le premier, se fendant, touchera la belle peau, atteindra la chair à travers les armes et le sang noir, je lui donnerai ce glaive aux clous d'argent, très beau, venant de Thrace, que j'enlèverai à Astropée. les autres armes, que tous deux les emportent ensemble, et nous leur servirons un excellent repas dans ma baraque." Il dit. Alors se leva le grand Ajax, fils de Télamon, et le fils de Tydée se leva, le robuste Diomède. Quand, chacun d'un côté de l'assemblée, ils se furent armés, tous deux vinrent au centre, impatients de combattre, avec des regards terribles; et l'admiration saisit tous les Achéens. Quand ils furent près, marchant l'un sur l'autre, trois fois ils bondirent, trois fois ils s'élancèrent, de près. Alors, Ajax sur le bouclier bien équilibré, frappa sans arriver à la peau que protégeait, derrière, la cuirasse. Le fils de Tydée ensuite, par-dessus le grand bouclier, toujours menaçait le cou, de la pointe de sa lance brillante. Alors, effrayés pour Ajax, les Achéens demandèrent que, cessant la lute, ils emportassent des prix égaux. Mais c'est au fils de Tydée que le héros donna le grand glaive, qu'il lui apporta, avec le fourreau et le baudrier bien coupé ". - Homère, Chant XXIII de l'Illiade -


  • " Mais faut-il admettre qu'un homme courageux ne puisse pas être courageux s'il n'a pas commencé à s'échauffer ? C'est le cas des gladiateurs, bien que nous voyions précisément chez eux un certain sang-froid; ils parlent entre eux, ils s'abordent, ils demandent des nouvelles, des services, ce qui fait qu'ils paraissent plus calmes qu'agressifs. " - Cicéron -


  • " Or quelle est la beauté qui fait brûler Eppia ? quelle jeunesse ? Qu'a-t-elle eu à contempler pour pouvoir endurer son surnom de gladiatrice ? Eh bien, c'est Sergiolus qui déjà se rasait le menton, qui avait le bras cassé, qui en était à l'espoir de la retraite ; en outre, sa figure ne manquait pas de défauts, grosse bosse en plein nez, meurtrissures du casque, oeil chassieux. Mais c'était un gladiateur ; les gladiateurs sont des Hyacinthes ; ils passent avant enfants et patrie, avant une soeur et un mari. Le fer, voilà ce qu'elles aiment. Ce même Sergius, s'il avait reçu son congé, n'aurait plus été pour Eppia qu'un Veienton. " / " Epouse de sénateur, Eppia a suivi un ludus jusqu'en Egypte, jusqu'aux infâmes bas-quartiers d'Alexandrie, exposant Rome, à travers ses moeurs extravagantes, à la censure de Canope ! En oubliant mari, soeur, comptant pour rien sa patrie, folle à en abandonner sa progéniture en pleurs, et même, tiens toi bien, les Jeux et Pâris ! Mais quel est ce physique de rêve qui l'a ensorcelée, notre Eppia ? Quelle jeunesse a enflammé ses sens ? Quel séducteur lui a fait supporter la honte d'être traitée comme la dernière des ludia ? C'est le beau Sergius... Oui, le beau Sergius, qui, en réalité, a déjà commencé d'épiler de sa barbe les poils grisonnants. Le beau Sergius dont les biceps couturés aspirent à la retraite. Avec ça, balafré de partout, une bosse énorme au milieu du nez que le frottement continuel du casque a littéralement polie ! Des yeux de velours, certes.. mais qui larmoient sans cesse ! Eh oui... Mais c'est un gladiateur ! Cela suffit à en faire un Hyacinthe. A le faire passer avant les enfants, avant la patrie, la soeur et le mari. C'est le fer qu'elles aiment... Libérée de ses obligations, le Sergius aurait eu pauvre mine. " - Juvénal -


  • " Mais quel nom donner à la guerre provoquée par Spartacus ? je ne sais ; car des esclaves y servirent, des gladiateurs y commandèrent. Les premiers sont d'une condition infâme, les seconds de la pire des conditions, ils servent de jouets aux autres hommes. " ( ... ) " Spartacus, un Thrace mercenaire devenu soldat, de soldat déserteur, ensuite brigand, puis, en considération de sa force, gladiateur. Il célébra les funérailles de ses officiers morts avec la pompe réservée aux généraux, et il força des prisonniers à combattre, les armes à la main, autour de leur bûcher. Cet ancien gladiateur espérait ainsi effacer l'infamie de tout son passé en donnant à son tour des jeux de gladiateurs. " - Florus -


  • " Alors si on en voit capable le Samnite, homme de rien, digne de cette vie et de ce rang social, l'homme né pour la gloire aura-t-il une partie de son âme si faible qu'il ne pourra l'endurcir avec une pratique méthodique ? Le spectacle des gladiateurs paraît souvent cruel et inhumain à certains, c'est peut-être vrai, tel que nous le connaissons aujourd'hui : mais quand c'étaient des criminels qui croisaient le fer, même s'il en existe bien d'autres pour les oreilles, pour les yeux du moins aucune méthode d'apprentissage contre la douleur et la mort ne pouvait être plus efficace. " - Cicéron -


  • " Mais rien d'étonnant quand le prince est un joueur de cithare qu'un noble soit mime. Qu'y aurait-il de pire sinon l'école de gladiateurs ? Et ici tu trouves le déshonneur de Rome, Gracchus, qui en combat pas avec les armes du Mirmillon, ni avec le bouclier don, ou le poignard recourbé : car il condamne de pareils déguisements, oui il les condamne, il les hait, il ne cache pas son visage sous un casque : voilà qu'il manœuvre le trident, et, après avoir lancé sans résultat, en balançant la main, son filet flottant, il dresse vers les spectateurs son visage découvert et fuit à travers l'arène toute entière, reconnaissable par tous. Il faut en croire nos yeux : il est en tunique, et, de son cou, se déroule un cordon doré qui ballotte à son épaulière. Cependant, le Secutor, forcé de combattre avec Gracchus est plus sensible à cette honte qu'à la plus cruelle blessure. " - Juvénal -


  • " Il y eut cependant encore moins d'intervalle entre le songe du chevalier romain Haterius Rufus et l'évènement qu'il présageait avec clarté. Comme on donnait à Syracuse des jeux de gladiateurs, il se vit dans son sommeil transpercé d'un coup porté par un Rétiaire et le lendemain pendant le spectacle il raconta ce rêve aux spectateurs assis à ses côtés. Il arriva ensuite que, dans le voisinage du chevalier, un Rétiaire entra dans l'arène avec un Mirmillon. En voyant le visage du premier, Rufus dit que c'était là le Rétiaire par qui il avait cru être assassiné et aussitôt il voulut s'en aller. Mais ses voisins, en dissipant sa crainte par leurs propos, causèrent la perte de cet infortuné. Car le Rétiaire poussa le Mirmillon dans cet endroit et le terrassa : voulant le frapper après l'avoir abattu, il transperça Haterius d'un coup de glaive et le tua. " - Valérius Maximus -


  • " Tu as lieu de te réjouir d'être allé où tu es, dans un pays où tu peux faire figure de savant. Ah ! si tu étais allé en Bretagne, il n'y aurait eu personne, à coup sûr, dans cette île pourtant si grande, qui fût plus fort que toi... Mais tu es beaucoup plus prudent à la guerre que dans tes consultations : ne t'es-tu pas refusé à nager dans l'Océan, toi qui pourtant es passionné de natation ? Ne t'es-tu pas refusé à jouir du spectacle des essedari, toi qu'auparavant nous n'aurions pas pu frustrer même d'un andabata ? " - Cicéron, lettre à son ami Trebatius. -


  • " Il y avait là, en effet, son frère Lucius, ce gladiateur d'Asie, qui avait combattu à Mylasa comme Mirmillon; il avait soif de notre sang, il avait répandu abondamment le sien dans ce combat de gladiateurs. Lucius a-t-il eu tant de présomption pour avoir à Mylasa, en Mirmillon, égorgé un Thrace, son camarade ? Comment pourrions-nous supporter ce misérable s'il avait combattu dans ce forum sous vos yeux ? La puissance des Gracques vous semble-t-elle avoir été plus grande que ne le sera celle de ce gladiateur ? Et ce nom de gladiateur, je ne lui ai pas appliqué ainsi qu'on l'applique parfois même à Marc Antoine, mais comme l'appliquent ceux qui parlent proprement latin, en qualité de Mirmillon il a combattu en Asie, après avoir revêtu de l'équipement Thrace un de ses compagnons et amis, il mit en fuite le malheureux et l'égorgea, non toutefois sans avoir reçu lui-même une belle blessure, comme le montre sa cicatrice. " - Cicéron -


  • " Au vrai, dans tout spectacle, la pire occasion de chute viendra, tout simplement, du soin excessif qu'hommes et femmes apportent à leur parure. La complicité qui s'établit entre eux, le fait même de s'accorder, ou de s'opposer, sur des favoris, crée des liens qui allument l'étincelle des passions. Car, en définitive, le premier souci de ceux qui vont au spectacle, c'est de voir, et surtout d'être vus. " - Tertullien -


  • " Mais, insensé, lorsque tu restes paralysé d'admiration devant un tableautin de Pausias, en quoi es-tu moins coupable que je ne le suis, moi, lorsque j'admire le jarret tendu, les combats de Fulvius, de Rutuba, ou de Pacideianus, crayonnés au minimum ou au charbon d'une manière si frappante qu'on pourrait voir ces hommes brandissant leurs armes, lutter, frapper, parer ? Davius, cependant, est un mauvais sujet, un flâneur, tandis que toi, on te dit un connaisseur habile, un expert en matière d'antiquités... " - Flaccus s'adressant à son esclave -


  • " Il y avait, au milieu du fleuve, une île sur laquelle les gladiateurs s'efforçaient de prendre pied les premiers, utilisant des bateaux à cette fin. Les Germains, de leur côté, essayaient à la nage. Comme un certain nombre d'entre eux y étaient déjà parvenus, Macer embarque sur les libunes quelques-uns de ses plus vaillants gladiateurs, et passe à l'attaque. Mais les gladiateurs ne mettent pas au combat autant d'ardeur que les soldats... Oscillant sur les bateaux, ils ne portaient pas des coups aussi assurés que ceux de leurs adversaires, qui se tenaient de pied ferme sur la rive. " - Tacite -


  • " Pendant ce temps, Lucius Vitellius, ayant installé son camp près du bois de Feronia, était sur le point de prendre Terracine, où s'étaient enfermés les gladiateurs et les rameurs, qui n'osaient ni sortir des murailles ni rien tenter en rase campagne. Comme je l'ai déjà dit, Julianus commandait les gladiateurs, Apollinaris les rameurs, et par leur relâchement et leur inertie, ils ressemblaient plus à des gladiateurs qu'à des chefs. Ils ne faisaient pas monter la garde pendant la nuit, ils ne renforçaient pas les points faible de la muraille. Jour et nuit, se livrant au plaisir et faisant résonner de musique les endroits charmants de ces rivages, ils envoyaient les soldats un peu partout chercher ce qui servirait à leurs débauches. Ils ne parlaient de guerre qu'au milieu de leurs combats... " - Tacite, à propos des gladiateurs engagés dans l'armée de Vitellius. -




CITATIONS SUR LES GLADIATEURS AU COMBAT / A L'ENTRAINEMENT :



  • " J'ai vu un gladiateur vraiment courageux. Il était blessé mais continuait à combattre en restant fermement debout face à son adversaire tout en tenant sa blessure avec sa main. Une autre fois, j'en ai vu un encore plus courageux, qui, après avoir été blessé, s'est retourné vers la foule qui demandait sa grâce pour son courage, en faisant signe du bras qu'il n'avait rien et ne voulait être recommandé par personne. " - Sénèque -


  • " On rassasie les corps de nourriture les plus consistantes pour lui donner de la force et des bourrelets de graisse épaississant la masse robuste des membres, de telle sorte que, bien engraissé pour le supplice, il périsse avec plus de prix. " - Saint Cyprien, confirmé par Tertullien et Apulée -


  • " Crescens est le seigneur des filles. Le médecin tardif de toutes les poupées nocurnes, matinales, et les autres. " - grafito pompéien. -


  • " Celadus fait soupirer toutes les filles : elles en sont folles. " - grafito pompéien. -


  • " La théorie du maniement des armes fut enseignée aux soldats à partir du consulat de P. Rutilius, collègue de Cn. Mallius. Sans qu'aucun général avant lui en eût donné l'exemple, il fit venir des docteurs en gladiature du ludus de Cn. Aurelius Scaurus et adapta dans nos légions une méthode plus précise de parer et de porter les coups. Il combina ainsi le courage et l'art militaire, de manière à les fortifier l'un par l'autre, le premier ajoutant sa fougue au second et apprenant de lui à savoir se garder. " - Valère Maxime -


  • " On donnait aux nouveaux le bouclier rond d'osier, qui pesait le double de ceux dont on se servait à la guerre, et des bâtons deux fois plus lourds que les glaives dont ils tenaient lieu. Avec cela, on les faisait s'exercer le matin et l'après-midi contre le pieu. Cet exercice ne fut pas moins utile aux gladiateurs qu'aux soldats et les uns et les autres ne s'exercèrent jamais sur l'arène et sur le champ de bataille qu'après s'être ainsi exercé sur le pieu. [...] Chaque soldat plantait son pieu de façon qu'il tienne fortement, et qu'il ait six pieds hors de terre; et c'est contre ce pieu qu'armé du bouclier et du lourd bâton en guise d'armes véritables, il s'exerçait comme sil s'agissait d'un ennemi, tantôt lui portant son coup au visage ou à la tête, tantôt attaquant sur les flancs, et quelquefois se mettant en posture de lui couper les jarrets, avançant, reculant, tâtant le pieu avec toute la vigueur et l'adresse que les combats demandent. " - Végèce -


  • " Seul, tu attendis de pied ferme à ton poste, malgré les traits lancés de toutes parts, malgré l'ardeur et les efforts déployés de tous côtés pour te saisir. Ta main, à elle seule, lança sur tes ennemis autant de traits qu'il en aurait fallu à cinq soldats pour toute une journée de combat. Enfin, ton épée à la main, tu repoussas les plus audacieux, tantôt du choc de ton bouclier, tantôt par de terribles coups de pointe. " - Valère Maxime, à propos d'un légionnaire apparemment formé par un doctor de ludus. Attitude individualiste contraire au fonctionnement normalement collectif d'une légion. -


  • " Chaque soldat plantait son pieu de façon qu'il tienne fortement, et qu'il ait six pieds hors de terre; et c'est contre ce pieu armé du bouclier et du lourd bâton en guise d'armes véritables, qu'il s'exerçait comme s'il s'agissait d'un ennemi, tantôt lui portant des coups au visage ou à la tête, tantôt l'attaquant sur les flancs, et quelquefois se mettant en posture de lui couper les jarrets, avançant, reculant, et tâtant le pieu avec toute la vigueur et l'adresse que les combats demandent. Dans cet exercice on avait surtout attention que les soldats portassent des coups sans se découvrir. " - Végèce -


  • " Quant aux élèves, ce n'était ni dans l'enceinte d'une école ni par des entraîneurs qu'il les faisait instruire, mais dans les maisons des particuliers, par des chevaliers romains, ou même par des sénateurs habiles à manier les armes, et qu'il suppliait ( ses lettres en font foi ) d'entreprendre l'instruction de chacun de ses gladiateurs, et de présider eux-mêmes, comme des maîtres, à leurs exercices. " - Suétone, à propos de César et de ses entraînements particuliers de gladiateurs -


  • " Dans l'usage qu'on fait des principes par lesquels on se guide, il faut ressembler à l'athlète exercé à tous les genres de luttes plutôt qu'au gladiateur, qui ne connait qu'une seule manière de combattre. Le gladiateur, une fois qu'il a perdu le glaive qu'il tient, n'a plus qu'à mourir, tandis que l'athlète du pancrace a toujours ses mains à sa disposition, et il n'a qu'à les manœuvrer énergiquement. " - Marc-Aurèle -


  • " Combattre comme gladiateur signifie être en procès ou combattre pour quelque autre sorte de querelle. De fait la lutte gladiatorienne est dite "combat" même si le gladiateur n'est pas couvert d'armes défensives, lesquelles signifient les pièces écrites et les documents juridiques ; en outre les armes de celui qui se replie désignent le fait d'être accusé, les armes de celui qui le poursuit le fait d'accuser. J'ai observé aussi souvent que cette sorte de rêve a signifié un mariage du même caractère que les armes que l'on tient en main ou que tient le rival contre lequel on se trouve, en rêve, combattre comme gladiateur. Et puisqu'on ne saurait présenter clairement les déductions sans avoir recours aux termes techniques mêmes, j'en userai par la suite.

    Si par exemple on combat contre un Thrace, on prendra une femme riche, fourbe et qui aime à primer : riche parce qu'il est couvert d'armes lourdes, fourbe parce que son poignard n'est pas droit, qui aime à primer parce qu'il attaque.

    Si l'on combat contre le Mirmillon, on prendra une femme belle, modérément riche, fidèle, gardant la maison et obéissant au mari car ce combattant cède le champ, il est protégé et sa panoplie est plus belle que la précédente.

    Si l'on combat contre un Secutor, on prendra une femme belle et riche, orgueilleuse de sa fortune et qui pour cela méprise son mari, et qui sera la cause de grands maux car le Secutor poursuit toujours.

    Si l'on combat contre un Rétiaire on prendra une femme sans ressources, portée à l'amour, qui change souvent de place et se donne aisément au premier venu.

    L'Hippeus dit que la femme est riche et bien née, mais sans jugeotte.

    L'Essedarius signifie que la femme est paresseuse et sotte.

    Le Provocator signifie une femme belle et gracieuse mais effrontée et portée à l'amour.

    Le Dimacherus et celui qu'on appelle Arbelas indiquent que la femme est une sorcière ou autrement perverse ou laide.

    Tout cela je l'écris non pas par conjecture ou en combinant des raisons d'après la seule vraisemblance, mais pour avoir souvent observé les accomplissements qui chaque fois résultaient du rêve. " - Artémidore -


  • "Te voici gladiateur: tu étais oculiste auparavant. Tu as fait comme médecin ce que tu fais comme gladiateur. " - Martial (VIII, 74) -


  • " Voici quelle était la forme du bouclier, plus évasé vers l'endroit qui couvre la poitrine et les épaules, sa partie supérieure offrait une largeur égale : sa partie inférieure se rétrécissait en coin, pour qu'il fût plus maniable. La poitrine du soldat était garantie par un tissu de feutre et sa jmabe gauche par une bottine. Les casques étaient surmontés d'un panache, pour qu'ils fissent paraître plus grand ceux qui les portaient. " - Tite-Live, au sujet des Samnites. -


  • " Un gladiateur qui pendant toute la durée du combat s'est montré le plus timide tend à l'adversaire sa gorge et y ajuste le glaive qui s'égare. " - Sénèque -


  • " Il te faut observer la discipline, manger de force, t'abstenir de tout ce qui flatte le goût, faire tes exercices aux heures marquées, par le froid, par le chaud ; ne boire ni eau fraîche ni vin que modérément ; en un mot, il faut te livrer sans réserve au maître d'exercices, comme à un médecin, et, après cela, aller combattre aux jeux. Là tu peux être blessé, te démettre le pied, avaler beaucoup de poussière, être parfois fouetté, et, après tout cela, être vaincu. Quand tu auras bien pesé tout cela, va, si tu veux, va être athlète. Si tu ne prends pas ces précautions, tu ne feras que niaiser et que badiner comme les enfants, qui tantôt contrefont les lutteurs, tantôt les gladiateurs, qui maintenant jouent de la trompette, et un instant après représentent des tragédies. Il en sera de même de toi : tu seras tantôt athlète, tantôt gladiateur, tantôt rhéteur, après tout cela philosophe, et, dans le fond de l'âme, tu ne seras rien." - Epictète, Pensées, XXXIX -


  • " Dans les combats de gladiateurs, ces gens par leur condition et leur rang de la catégorie la plus basse, s'ils se montrent craintifs, suppliants, s'ils implorent qu'on les laisse vivre, nous les prenons en haine; s'ils sont courageux, fiers, s'ils s'offrent intrépidement à la mort, nous désirons les sauver; nous avons plus de pitié pour ceux qui ne recherchent pas notre compassion que de ceux qui la réclament. " - Cicéron. -


  • " Quoique tu te joues, agile Agathinus, des exercices les plus périlleux, tu ne parviendras pas à lâcher ce petit bouclier. Il te suit malgré toi et revient toujours, dans l'air subtil, se replacer ou sur ton pied, ou sur ton dos, ou sur ton derrière, ou sur ton ongle. La scène a beau devenir glissante sous une pluie de safran, le vent violent a beau secouer les toiles qui résistent, la petit bouclier se promène comme de lui-même sur tes membres infaillibles d'enfant et ni le vent ni la pluie ne nuisent à ta jonglerie. Même si tu voulais rater un coup, tu aurais beau faire, tu ne pourrais pas, et la chute de ton petit bouclier ne serait qu'un tour de plus. " - Martial -


  • " C'est moi qui le tuerai, je le renverserai et je le vaincrai, si vous voulez le savoir. Mais voici, je crois, ce qui va se passer : je recevrai d'abord un coup au visage. Puis j'enfoncerai mon glaive dans la gorge et les poumons de ce salaud. Je hais mon homme, je me bat avec colère et il ne nous faudra que le temps nécessaire à chacun des deux pour assurer son glaive dans sa main droite. Voilà jusqu'où me portent les passions, la haine de l'adversaire et ma colère. " - Citation de Cicéron au sujet du gladiateur Lucilius. -


  • " Hermès, délice du peuple de Mars et de notre siècle,
Hermès, savant en toutes armes,
Hermès, gladiateur et maître d'armes
Hermès, inquiétude et terreur des écoles,
Hermès, le seul que craigne Hélius,
Hermès, le seul qui mette à terre Advolans,
Hermès, qui sait vaincre sans coup férir,
Hermès, irremplaçable sinon par lui-même,
Hermès, fortune des bureaux de location,
Hermès, doux souci, émulation des filles à gladiateurs,
Hermès, magnifique avec sa lance,
Hermès, tout aussi menaçant avec le trident,
Hermès, redoutable même quand son casque est mal ajusté,
Hermès, en tout l'honneur de Mars,
Hermès, tout à lui seul et trois fois unique. " - Martial -

  • " Quand aux gladiateurs, qu'ils soient des hommes déchus de tout droit ou des barbares, quels coups ne sont-ils pas capables de supporter ? Voyez de quelle façon ceux qui sont bien entraînés préfèrent recevoir un coup plutôt que de l'esquiver lâchement; à quel point ils cherchent par dessus tout à donner satisfaction à leur maître ou au public. Même couverts de blessures, ils envoient demander à leur maître s'ils doivent poursuivre le combat : si ceux-ci jugent que cela suffit, ils sont prêts à s'avouer vaincus en se laissant tomber à terre. Quel gladiateur, même médiocre, a jamais gémi ? Lequel a changé de visage ? Lequel a jamais fait preuve de lâcheté, je ne dis pas seulement dans le combat, mais même jusque dans la défaite ? Lequel, une fois à terre, a jamais retiré son cou s'il a reçu l'ordre de recevoir le coup fatal ? Telle est la puissance de l'entraînement, de la pratique, de l'habitude.. " - Marcus Tullius Cicéron -


  • " C'est un vieux proverbe que celui-ci : un gladiateur se décide dans l'arène. " - Sénèque -


  • " Couverts de blessures, les gladiateurs font demander à leur maître ce qu'il désire. S'ils n'en ont pas fait assez, ils sont prêts à se laisser égorger sur son ordre. Ce qu'ils veulent, avant tout, c'est satisfaire le public. " - Cicéron -


  • " Que reste-t-il de pudeur à une femme qui renie son sexe et se met un casque sur la tête ? Elle aime la force mâle... Oui, mais elle ne voudrait surtout pas devenir un homme elle-même ! Ne serait-ce que pas le clou de la vente des collections de ta femme si on mettait aux enchères son ceinturon, sa manica, son aigrette et sa cnémide gauche ? Au cas où ta douce aurait des goûts éclectiques, tu pourras brader la paire. Et dire que ces filles-là transpirent sous la robe la plus légère ! Dire qu'une étoffe de soie accable leur délicatesse ! Mais écoutes-la ! Elle grogne en assénant les bottes que lui a enseigné le maître d'armes... Admires-la donc, qui s'arc-boute sous le poids du casque, bien d'aplomb sur ses jarrets, sanglée dans une écorce épaisse. Et écoutes-la rigoler pendant qu'elle se débarasse de tout son attirail... " - Juvénal. -




CITATIONS SUR LES EMPEREURS FACE AUX JEUX :



  • " Son naturel cruel ( à l'Empereur Claude ) se manifestait dans les petites choses comme dans les choses importantes.. Dès l'aube, il se rendait aux arènes où il restait pendant le spectacle de midi. Tandis que le public était allé manger, il faisait s'affronter les prisonniers prévus au programme, mais aussi, sous un vain prétexte, d'autres personnes qu'il désignait parmi les ouvriers ou les employés de l'arène, lorsque l'une ou l'autre machinerie n'avait pas bien fonctionné. " - Suétone -



  • " Auguste surpassa tout le monde par la fréquence, la variété et la magnificence de ses spectacles. Il dit qu'il donna des Jeux quatre fois en son nom et vingt-trois fois pour d'autres magistrats, des personnalités absentes ou d'autres qui n'avaient pas les moyens d'y suffire. " - Suétone -


  • " Il montra pour le peuple, en toute occasion, beaucoup de déférence : ayant, un jour, annoncé un combat de gladiateurs, il déclara que " tout s'y passerait au gré de l'assemblée, et non au sien ", et, en effet, loin de rien refuser ce que demandèrent les spectateurs, il exhorta lui-même à réclamer ce qu'ils voudraient. " - Suétone, à propos de l'Empereur Titus. -


  • " Faustina, la fille de Pius, voyant un jour passer des gladiateurs, se prit d'une véritable passion pour l'un d'entre eux. Elle en conçut un long tourment, au point qu'elle se décidé à confesser cet amour à son époux. Marc ( l'empereur Marc-Aurèle ) prit conseil d'astrologues chaldéens. Ceux-ci tombèrent d'accord qu'il convenait de mettre à mort ce gladiateur. Après quoi, Faustina se baignerait dans son sang puis, sans se laver, elle s'unirait à son mari. Ce qui fut fait. La passion de Faustina disparut, mais elle mit au monde Commode, qui fut moins un empereur qu'un gladiateur, la preuve étant qu'au cours de son règne il prit part à plus de mille combats gladiatoriens. Ce qui rend plausible l'anecdote, c'est que le fils d'un prince si vertueux se conduisit plus mal qu'un laniste, qu'un hystrion, qu'un gladiateur. Que sa conduite fut pire, en un mot, que celle d'un homme pétri d'un ramassis de toutes les ignominies et de tous les crimes. Toutefois, beaucoup affirmèrent que Commode était tout simplement le fruit d'un adultère, car il est notoire que Faustina, lorsqu'elle séjournait à Gaète, recherchait la compagnie des matelots et des gladiateurs. A cause de cela, on avait conseillé à Marc de la répudier, s'il refusait de la faire exécuter. Mais il répondit : " Si je renvoie la femme, il faudra que je rende sa dot.. " Cette dot, c'était bien entendu, l'empire, reçu de son beau-père lorsque celui-ci, à la demande d'Hadrien, l'avait adopté. "


  • " Pourquoi Tibère lui-même s'était-il abstenu d'y paraître ( dans l'amphithéâtre ) ? On rapporte à ce sujet diverses explications. Selon les uns, c'était par dégoût de la foule, selon les autres, en raison de son caractère sombre et de la crainte qu'il éprouvait d'une comparaison avec Auguste. Celui-ci, en effet, y venait courtoisement. Je ne puis croire qu'il voulût donner à son fils une occasion d'y manifester sa cruauté, et de provoquer ainsi l'hostilité du peuple à son encontre. Le bruit en courut pourtant. " - Tacite -


  • Auguste remarque sur les bancs sénatoriaux un Père conscrit qui mange des pois chiches frits à la pause de midi. Choqué par ces mauvaises manières, il lui dit : " Moi, si j'ai faim, je rentre chez moi déjeuner. " et l'autre lui répond " Oui, mais toi, tu n'as pas peur si tu t'absentes de perdre ta place. "


  • " Il multiplia les spectacles de gladiateurs et en donna de plusieurs espèces... Il n'y avait pas de spectacle où il se montra plus affable et plus gai; on le voyait compter sur ses doigts de sa main gauche et à haute voix, comme le peuple, les pièces d'or offertes aux vainqueurs; inviter lui-même et exciter les spectateurs à la joie, les appelant de temps en temps ses maîtres, et mêlant parfois à ses propos des plaisanteries d'assez mauvais goût, comme le jour où, l'assemblée réclamant le gladiateur Palumbus, il répondit " je le donnerai si on peut le prendre ". " - Suétone, à propos de l'Empereur Claude -


  • " Que de beaux jours de perdus ! " - Le Murmillo Triumphus, sous le règne de Tibère, se lamentant du peu de Jeux organisés. -


  • " Il n'y avait pas de spectacle ou il se montrait plus affable et plus simple. Il étendait sa main gauche, à la manière populaire, et comptait tout haut sur ses doigts les pièces d'or offertes au vainqueur. Souvent, le public s'esclaffait à cause des exhortations et des prières qu'il lui adressait, lui donnant du " Monseigneur ", et mêlant à ses propos des plaisanteries à froid et d'un humour forcé. Un jour qu'on lui réclamait Palumbus, il promit qu'il le donnerait " s'il était pris ". Le trait suivant à le mérite du bon sens et de l'aà-propos. Ayant accordé à un essédaire son congé, que ses quatre fils avaient réclamé avec insistance, et cela à la vive satisfaction de la foule, il fit aussitôt circuler des panneaux par lesquels il représentait au peuple " son intérêt d'avoir beaucoup d'enfants, puisqu'il pouvait constater la protection et le crédit que des fils représentaient pour un gladiateur. " - Suétone, à propos de Claude. -



  • " Plus de vingt chevaliers romains et autant de matrones furent écrasés dans la bousculade, sans compter une foule d'autres spectateurs. " - Suétone, au sujet de Caligula qui fit disperser la foule attendant devant l'amphithéâtre, sous ses fenêtres, par sa milice, excédé par leur tapage alors qu'il essayait de dormir. -



  • " Des spectacles ont été vus ensuite, non de mollesse et de corruption, faits pour énerver et dégrader les âmes: mais de ceux qui encouragent aux nobles blessures et au mépris de la mort, en montrant jusqu'en des esclaves et des criminels l'amour de la gloire et le désir de vaincre... Et quelle liberté dans les suffrages publics ! quelle sécurité dans les préférences ! Personne ne fut, comme autrefois, déclaré impie pour n'avoir pas approuvé un gladiateur. Pas un spectateur, devenu spectacle à son tour, n'expia par le croc ou par les flammes de funestes plaisirs. O délire ! O ignorance du véritable honneur ! un Prince ramassait dans l'arène des accusations de lèse-majesté; il se croyait méprisé, avili, si ses gladiateurs ne recevaient nos hommages; il prenait pour lui le mal qu'on disait d'eux et sa divinité lui semblait violée en leur personne : insensé qui, s'égalant aux Dieux, égalait à lui-même de misérables esclaves ! " - Pline le Jeune, vantant l'Empereur Trajan pour sa clairvoyance qui contraste avec les empereurs passés -


  • " Ce Prince, ayant fait ôter la tête du Colosse pour y mettre la sienne à la place, puis lui ayant donné une massue, et placé un lion d'airain à ses côtés, afin que cette statue ressemblât à Hercule, y grava une inscription portant, outre les noms cotés plus haut, ce qui suit : " Le premier combattant des Secutores, qui, étant gaucher, vainquit à lui seul douze mille hommes, je crois. ". " - Dion Cassius, à propos de l'Empereur Commode -


  • " Il se livrait aux exercices de cette profession sous l'armatura des Secutores, le bouclier au bras droit et la rudis à la main gauche; car il était fier d'être gaucher. Il avait pour adversaire un gymnaste ou un gladiateur tenant une férule... A ses côtés, tandis qu'il combattait, se tenaient Aemilius Laetus, préfet du prétoire, et Eclectus, son cubiculaire, qu'après ce simulacre de combat et de victoire remportée, comme on le pense bien, il embrassait dans ce costume sans ôter son casque. Après lui combattaient les autres gladiateurs. " - Dion Cassius, à propos de l'Empereur Commode -


  • " Beaucoup parmi le peuple ne vinrent même pas à l'amphithéâtre : quelques-uns, après y avoir jeté un coup d'oeil, s'en retournèrent tant par honte de ce qui se passait que par crainte, à cause d'un bruit qui avait couru que Commode avait dessein de tirer sur les spectateurs comme Hercule avait tiré sur les oiseaux de Stymphale. On ajouta foi à ce bruit, parce qu'ayant un jour rassemblé tous ceux de la ville qu'une maladie ou quelque autre accident avait privés de l'usage de leurs pieds, il leur avait attaché des figures de serpents autour des genoux, et qu'après leur avoir donné des éponges à lui jeter en guise de pierres, il les avait assomés à coups de massue comme des géants. " Dion Cassius, à propos de l'Empereur Commode -


  • "Après cela, il remonta sur son siège ordinaire d'où il vit avec nous le reste du spectacle; il se s'y passait plus rien qui sentît un amusement : un nombre considérable de personne y perdit la vie. Comme quelques-uns tardaient à égorger leurs adversaires, il les fit attacher deux par deux et leur ordonna de combattre tous à la fois. De cette façon, ceux qui étaient attachés ensemble luttèrent un contre un : quelques-uns même tuèrent des gens sur lesquels ils n'avaient aucun droit, se trouvant au milieu d'eux embarrassés par la foule et le défaut. " - Dion Cassius, à propos de l'Empereur Commode -


  • " Il ( Caligula ) exerça d'autres talents très différents et avec une ardeur incroyable : tout à tour gladiateur Thrace, cocher, danseur et chanteur. Il combattit dans l'arène avec de véritables armes, il conduisit des chars dans des cirques qu'on avait construit en divers lieux. Il était si passionné pour le chant et pour la danse, qu'au spectacle même il ne pouvait s'empêcher de chanter devant tout le monde avec l'acteur tragique qui était en scène, et d'imiter tous les gestes de l'histrion, comme pour le louer ou le reprendre. " - Suétone -


  • " Quand l'Empereur combattait, nous autres sénateurs nous rendions à chaque fois à l'amphithéâtre, avec les chevaliers. Seul le vieux Claudius Pompeianus ( beau-frère de l'empereur ) n'y parut jamais. En sus des acclamations ordinaires, nous faisions continuellement entendre, comme on nous l'avait ordonné, ces cris : " Tu es le maître ! tu es le premier ! tu es le plus heureux des hommes ! tu es vainqueur et le sera à jamais ! " - Dion Cassius, à propos de Commode -


  • " Esius Proculus, fils d'un centurion primipile et remarquable par sa taille et par sa beauté avait été surnommé l'Amour Colosse; Caligula l'apercevant sur un des bancs de l'amphithéâtre le fit saisir sur-le-champ et descendre dans l'arène où il lui opposa d'abord un Thrace, puis un Hoplomaque. Proculus les vainquit tous les deux; mais l'empereur ordonna immédiatement de le garrotter, de le couvrir de haillons, de le promener ainsi dans les rues en le montrant aux femmes et de l'égorger ensuite. " - Suétone -


  • " Il ( Caligula ) favorisa les gladiateurs appelés Thraces jusqu'à en mettre quelques-uns à la tête de sa garde germanique et il réduisit l'équipement des Mirmillons. Un de ces derniers, nommé Colombus, était sorti vainqueur d'un combat mais fut légèrement blessé; Caligula introduisit dans sa plaie un poison, qu'il appelé Columbien, en mémoire de ce fait. C'est du moins sous ce nom qu'on le trouva inscrit de sa main parmi ses autres poisons." - Suétone -


CITATIONS SUR LES JEUX EN GENERAL :



  • " Le hasard m'avait mené à midi à l'amphithéâtre : dans les combats de la matinée, on avait fait preuve d'humanité. En ce moment, trêve de plaisanterie : c'étaient de purs massacres. Le matin, on livre des hommes aux lions et aux ours; à midi, c'est aux spectateurs qu'on les livre. " - Sénèque -


  • " Le Cirque mérite d'être vu, non seulement pour toutes ses beautés, mais surtout parce que les places sont au même niveau : d'un bout à l'autre, un même front, partout une ligne continue et égale. César, pour voir le spectacle, n'a pas de tribune pour lui seul, pas plus qu'il n'a de spectacle pour lui seul. Tes concitoyens pourront à leur tour te regarder; ils auront le droit de voir, non la loge du Prince, mais le Prince en personne, mêlé au public, assis au milieu du peuple. " - Pline le Jeune -



  • " Tu as bien fait de promettre un spectacle de gladiateurs à notre chère Vérone, qui depuis longtemps t'aime, t'admire, t'honore. C'est d'ailleurs de cette ville que ta femme était originaire, elle pour qui tu avais le plus grand amour et la plus grande vénération. Tu devais bien à la mémoire de ton épouse un monument, un spectacle et surtout celui-là qui convient particulièrement pour commémorer son décès. En outre, on te demandait ce combat avec une telle unanimité qu'un refus de ta part aurait été interprété comme une preuve de dureté et non comme un acte de courage. Tu t'es acquis un mérite supplémentaire en mettant tant de complaisance, tant de générosité à donner ces jeux. Car la noblesse d'âme se montre aussi de cette façon. " - Pline Le Jeune -


  • " Un incident du combat arracha à la foule toute entière une immense clameur qui le fit sursauter. vaincu par la curiosité et se croyant prêt, quel que fût le spectacle à le mépriser et à le dominer, il ouvrit les yeux et il fut blessé dans son âme plus grièvement que ne l'était dans son corps celui qu'il contemplait avec avidité : il tomba et sa chute fut plus misérable que celle du gladiateur cause de ces cris... Aussitôt qu'il eut aperçu ce sang, il s'abreuva de cruauté. Il ne se détourna pas du spectacle, au contraire il y fixa ses regards. Il savourait à son insu la fureur, ravi par ces luttes criminelles, ivre de sanglante volupté.. Il regarda, il cria, il se passionna, il emporta de là une ardeur folle qui l'excita à revenir. " - Saint Augustin. -


  • " Ce combat de gladiateurs à la mode romaine causa d'abord plus d'effroi que de plaisir, car les gens ( les grecs ) n'étaient pas habitués à de tels spectacles. Le public s'accoutuma à la longue à ce genre de combats, qu'on arrête à la première blessure ou continue jusqu'à ce que mort s'ensuive; on finit par prendre goût à ce spectacle qui développa dans la jeunesse la passion des armes. " - Tite-Live -


  • " Qui possède assez de talent et d'éloquence pour être capable de définir en termes convenables et sous tous leurs aspects les préparatifs divers auxquels on se livrait ? Ici, des gladiateurs au ras renommé, là des bestiaires d'une agilité éprouvée, ailleurs des coupables, voués à la mort, s'engraissent pour nourrir les fauves. " - Apulée. -


  • " Les chasses aux fauves sont magnifiques, je ne peux le nier. Mais quel plaisir peut trouver un homme de goût à voir un fragile être humain déchiré par une bête sauvage d'une force terrible, ou un élégant animal transpercé d'une lance ? " - Cicéron -


EPITAPHES DE GLADIATEURS / MALEDICTIONS



  • " Je te préviens : celui qui perd, celui-là meurt. " - relevée à Vérone -


  • " Ne places pas ta confiance en Nemesis. Moi, elle m'a déçu... " - relevée à Vérone -


  • " Stephanos est mort à Hiérapolis en se battant sans haine contre un homme possédé d'une terrible et sanguinaire furie. Mais avant de mourir, il l'a tué. " - - source : Anne Bernet, prov. non précisée -


  • " Je me félicite, pour ma part, des vies que j'ai épargné. " - Tombe d'Olympos, tombé au neuvième combat. Source : Anne Bernet, prov. non précisée -


  • " Seule Moïra ( la Destinée ) a pu jeter un vainqueur aux pieds d'un vaincu. " - relevée à Gortyne -


  • "Victor l'africain était la terreur de ses adversaires " - source : Anne Bernet, prov. non précisée -


  • " Achille en a dompté beaucoup de ses mains meurtirères " - source : Anne Bernet, prov. non précisée -


  • " Au rétiaire Jantinus, qui vécut vingt-quatre ans et quatre mois. Il était natif de Fryx. Il combattit cinq fois. Il était de naissance libre. " - relevée à Trieste -


  • " A Generosus, rétiaire invaincu. Il combattit vingt sept fois. Il était d'Alexandrie. " - relevée à Vérone -


  • " A Glaucus. Il était de Mutina. Il combattit sept fois, fut tué à la huitième. Il a vécu vingt-trois ans et cinq jours. A son époux bien-aimé, Aurelia a élevé ce tombeau. Ses admirateurs s'y sont associés " - relevée à Vérone -


  • " Tuez, blessez, éliminez Gallicus, le fils de Prima qui l'a enfanté ! Tuez-le à l'heure même, dans l'enceinte de l'amphithéâtre ! Attachez lui les pieds, liez lui les membres, liez ses sens et sa moelle ! Attachez Gallicus, le fils qu'a enfanté Prima, afin qu'il ne puisse tuer ni l'ours ni le taureau, ni par un coup, ni par deux, ni par trois ! Au nom du Dieu vivant et tout-puissant, exaucez-moi ! Maintenant ! Vite ! Maintenant ! Vite ! Que l'ours frappe et le blesse ! " - malédiction, source A. Bernet, prov. non précisée. -


  • " Celui qui a perdu doit mourir. " - relevée à Vérone. -


  • " Ajax a plu dans les combats d'Arès, mais il a épargné beaucoup de vies, en espérant que ses adversaires lui rendraient la pareille. " - relevée à Vérone. -




CITATIONS SUR LES VENATIONES ( CHASSES )



Toutes les citations sont de Martial, tirées de Des Spectacles.



  • " M. Scaurus, dans les jeux célébrés lors de son édilité, montra le premier dans Rome un hippopotame et cinq crocodiles, dans une pièce d'eau creusée cette circonstance. " - Pline l'Ancien, VIII, 96. -


  • " Au cirque, l'arène fut agrandie des deux côtés ; on creusa tout autour un fossé qui fut rempli d'eau…Cinq jours furent consacrés à des chasses. Le dernier spectacle fut celui d'une bataille rangée entre deux armées où combattirent de part et d'autre, cinq cents fantassins, trente
    cavaliers et vingt éléphants. Afin d'ouvrir à ces troupes un plus vaste champ de bataille, on avait enlevé les bornes du cirque et l'on y avait substitué, à chaque extrémité, deux camps. " - Suétone, César, XXXIX -


  • " Outre les luttes des quadriges, il donna le spectacle des jeux troyens et des chasses africaines, exécutées par un escadron de cavaliers prétoriens, leurs tribuns en tête et le préfet lui-même avec eux. Il fit voir aussi des cavaliers thessaliens qui poursuivent dans le Cirque des taureaux sauvages, leur sautent sur le dos, après les avoir lassés à la course et les terrassent en les saisissant par les cornes. " - Suétone, Claude, XXI. -


  • " C'est ainsi qu'il montra un rhinocéros dans le Champ de Mars, un tigre sur la scène et un serpent de cinquante coudées devant le Comitium. " - Suétone, Auguste, 43. -


  • " C'est pour vous, César, que ce rhinocéros exposé dans l'arène a combattu au delà de ce qu'il promettait. Comme il baissait la tête ! combien sa fureur était terrible ! Quelle force il y avait dans cette corne pour laquelle un taureau n'était qu'un mannequin ! "


  • " Un lion ingrat et perfide avait mordu et blessé son maître ; il avait osé ensanglanter les mains qu'il devait si bien connaître : mais il paya la peine d'un tel forfait, et souffrit patiemment des traits, lui qui n'avait pu souffrir des coups. Quelles doivent être les mœurs des citoyens sous un prince qui force jusqu'aux bêtes féroces à s'adoucir ? "


  • " En se ruant, en se roulant sur l'arène sanglante, cet ours s'est ôté le moyen de fuir ; il s'est
    empêtré dans la glu. Que les brillants épieux rentrent dans leurs gaines ; qu'on cesse de brandir et de lancer les piques ; qu'on chasse et qu'on saisisse la proie dans les airs, si l'on veut employer l'art de l'oiseleur contre les quadrupèdes des forêts. "


  • " Dans un de ces exercices sanglants de la chasse que nous offre César, une laie qu'avait percée un
    léger javelot mit bas un marcassin par l'ouverture même de la blessure. Cruelle Lucine ! est-ce là mettre bas ? Elle fût morte volontiers percée de bien d'autres traits, pour ouvrir à toute sa
    portée le chemin de la vie. Qui niera maintenant que Bacchus soit né de la mort de sa mère ? Oui, vous devez croire qu'un Dieu naquit ainsi, puisqu'une bête vient de le faire." ( même sujet ) "
    Frappée d'un trait pesant et mortellement blessée, une laie perdit et donna la vie en même temps. Qu'elle fut adroite la main qui lança le fer ! Je croirais que ce fut celle de Lucine. La bête
    expirante éprouva la double puissance de Diane, par le fait de sa délivrance et par celui de sa mort. "


  • ( même sujet ) " Une laie, près de son terme, mit bas avant le temps et devint mère par
    une blessure. Le marcassin ne fut pas tué, mais pendant que sa mère mourait, lui courait. Que le hasard est habile ! "


  • " La gloire immense que tu as acquise, ô Méléagre ! en tuant le sanglier de Calydon, n'est qu'une portion bien petite de celle de Carpophorus. Il perça de son épieu un ours qui se précipitait
    dans l'arène, et le premier de ceux qui furent jamais sous le pôle arctique ; il terrassa un lion d'une taille inconnue jusqu'alors, et dont la défaite aurait illustré la main d'Hercule ; enfin, il étendit mort le plus agile des léopards. Et, après ces victoires, quand il en recevait le prix, il était encore tout
    dispos. "


  • " Ce taureau qui s'élance de l'arène et monte dans les airs n'est point l'oeuvre de l'art, mais de la
    piété. Un taureau avait porté Europe à travers le liquide empire de son frère, un taureau porte aujourd'hui Hercule dans le ciel. Comparez la fable de Jupiter et celle de César. Le poids était
    le même pour les deux taureaux ; mais le dernier s'éleva davantage. "


  • " Cet éléphant si pieux et si humble, qui vous adore, César, et qui tout à l'heure était si redoutable au taureau, n'agit point ainsi par ordre, ni parce qu'un maître le lui a enseigné : il sent, croyez-moi, aussi bien que nous, la présence de votre divinité. "


  • " Habitué à lécher la main d'un maître confiant, un tigre, la merveille et la gloire des montagnes de l'Hyrcanie, a déchiré de sa dent impitoyable un lion furieux. Jusqu'ici, on n'avait rien vu de pareil. Tant qu'il vécut dans les forêts, ce tigre ne fut jamais si audacieux ; mais, depuis qu'il est parmi nous, il est devenu plus féroce. "


  • " Ce taureau qui tout à l'heure, excité par les flammes, faisait voler dans les airs les débris des mannequins, et en jonchait l'arène, tomba enfin, frappé par la défense d'un éléphant qu'il croyait enlever aussi facilement que les mannequins. "


  • " Tout ce qui se passa, dit-on, sur le mont Rhodope du temps d'Orphée, l'arène, César, l'a représenté devant vous. On y vit marcher les pierres et courir une forêt merveilleuse, telle que fut, dit-on, celle des Hespérides ; on y vit les bêtes fauves pêle-mêle avec les troupeaux, et une foule d'oiseaux voltiger au-dessus de la tête du poète. Lui-même périt, déchiré par un ours ingrat. Ici, le
    fait est aussi réel que l'ancien récit est fabuleux. "


  • " Tandis que, tout tremblants, les piqueurs excitaient le rhinocéros, et que celui-ci prenait son temps pour rassembler ses forces, on doutait que le combat annoncé eût lieu. Tout à coup
    l'animal, donnant cours à sa rage, enlève d'un coup de corne un ours monstrueux, aussi facilement que le taureau lance les mannequins dans les airs. "


  • " Avec quelle assurance la main vigoureuse et jeune encore de Carpophorus dirige les coups d'un épieu dorien ! Il porte sur sa tête, et sans se gêner, deux taureaux ; il immole le féroce bubale aussi bien que le bison. Le lion fuit devant lui, et court tomber sous les traits d'autres chasseurs. Va maintenant, peuple impatient, et plains-toi qu'on te fasse attendre ! "


  • " Chassé par des chiens agiles, un daim fuyait, cherchant à les dépister à force de ruses et de détours. Il s'arrêta aux pieds de César, comme pour le supplier et lui demander grâce ; et les chiens ne le touchèrent pas... Il avait reconnu César, et c'est ce qui le sauva : car César est un dieu ; sa force est sacrée, sa puissance l'est aussi : croyez-le, les bêtes ne savent pas mentir. "


  • " César, si l'antiquité eût vu naître Carpophorus, l'univers eût été plus facilement délivré de ses fléaux : un taureau n'eût point effrayé Marathon, un lion la forêt de Némée, un sanglier le Ménale. Cette main armée eût d'un seul coup abattu toutes les têtes de l'hydre ; elle n'eût frappé qu'une fois la Chimère. Elle eût vaincu, sans le secours de Médée, les taureaux aux pieds de feu, et, seule, brisé les chaînes d'Hésion et d'Andromède. Comptez les travaux qui font la gloire d'Hercule : n'est-ce pas les surpasser que de vaincre en une fois vingt animaux féroces ? "


  • " Il organisa pour le peuple de Rome des divertissements particulièrement grandioses et lui distribua aussi des congiaires. Pour la célébration de son triomphe sur les Germains et les Blemmyes…Il donna au cirque une gigantesque chasse et le peuple fut autorisé à tout emporter. Voilà comment se présentait le spectacle : des arbres robustes avaient été, par le soin des soldats, arrachés avec leurs racines puis fixés grâce à un système de poutres qui formait un quadrillage et qu'on recouvrit
    ensuite de terre. Et le cirque entier, planté à l'instar d'une forêt, offrit l'aspect d'une frondaison qu'agrémentait cette verdure insolite. On lâcha alors par tous les accès 1000 autruches, 1000 cerfs, 1000 sangliers puis des daims, des bouquetins, des brebis sauvages et tous les herbivores qu'on avait pu élever ou capturer. Après quoi on laissa entrer le public et chacun emporta ce qu'il voulait. Un autre jour il présenta en une seule fois dans l'amphithéâtre cent lions à crinière dont les rugissements provoquaient un fracas de tonnerre. Tous furent abattus au moment de jaillir des portes derrière lesquelles ils étaient parqués : aussi le spectacle qu'offrait leur massacre n'eut-il rien
    d'extraordinaire car il manquait ce bond que font habituellement les bêtes en surgissant de leur local. On en tua également à coups de flèches un grand nombre qui refusait de sortir. On fit ensuite entrer cent léopards de Libye, puis cent de Syrie ; on exhiba cent lionnes en même temps que trois cent ours. Mais le spectacle de tous ces fauves fut certainement plus imposant que passionnant. " - Histoire Auguste, vie de Probus, XIX, -


  • " Je ne dirai rien de celui qui expose un autre homme à un lion... Qu'on ne le croie pas moins coupable que celui qui, l'instant d'après, égorgera cet homme ! " - Tertullien -

HOMMES ADMIRATIFS ET FEMMES AMOUREUSES :




  • Celadus le Thrace fait soupirer les filles.


  • Celadus le Thrace, l’idole des filles.


  • Celadus le Thrace et Crescens le rétiaire sont les maîtres des petites poupées.


  • Crescens le rétiaire, médecin des poupées de la nuit, du matin et des autres ... CIL IV, 4353


  • Thallus le dur à cuire et Crescens la merveille. Tu as gagné tous tes combats… C’est l’une des sept merveilles du monde. CIL 4, 1111
<ul><li>Certaines femmes en effet ne sont émues que par la lie de la société, et qui ne conçoivent de désir qu’à la vue d’un esclave ou d’un valet à la ceinture trop haute. Les gladiateurs en font vibrer un certain nombre, d’autres c’est un muletier poussiéreux, d’autres un histrion qui se produit sur la scène. Pétrone, Satiricon, 126


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MessageSujet: Re: Citations d'auteurs Anciens sur la gladiature   Ven 22 Oct - 19:35

je pense qu'il serait bien d'indiquer les sources, et pas seulement le nom de l'auteur study
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MessageSujet: Re: Citations d'auteurs Anciens sur la gladiature   Ven 22 Oct - 22:04

Brutus a écrit:


Mais peut-être avais-tu déjà cité et commenté ce texte ? Même bien ordonné comme il est, au fur et à mesure que le forum s'enrichit, ce sera difficile d'éviter les redites...

Non, je ne l'avais pas mise Wink
Oui, ça risque d'être bientôt rude à gérer Very Happy

M.Caelius a écrit:

je pense qu'il serait bien d'indiquer les sources, et pas seulement le nom de l'auteur

Je vais m'y atteler Wink


Dernière édition par Achillia le Ven 26 Nov - 23:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Citations d'auteurs Anciens sur la gladiature   Ven 22 Oct - 22:13

J'ai juste mis un extrait, tout le texte est parsemé d'allusions à la gladiature, non pas techniquement, mais dans le cadre de la société globale... l'ambigüité vis-à-vis du gladiateur ressort nettement, à la fois star et idéal sexuel mais aussi canaille infréquentable par les gens dits convenables...
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Achillia
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MessageSujet: Re: Citations d'auteurs Anciens sur la gladiature   Sam 30 Oct - 18:14

Merci Brutus.
L'équivalent de notre actuel dicton " être moyen partout c'est n'être bon en rien " Wink
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MessageSujet: Re: Citations d'auteurs Anciens sur la gladiature   Jeu 9 Déc - 22:43

Citations classées pour plus de clarté Wink

J'en ai encore pas mal à retrouver, pour ce qui est des références de chacune, je pourrais les donner à la demande mais pour toutes les retrouver là, galère What a Face

Merci de votre compréhension et si vous en connaissez d'autres, n'hésitez pas à les mettre à la suite, j'éditerai et classerai ensuite.
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MessageSujet: Re: Citations d'auteurs Anciens sur la gladiature   Jeu 16 Déc - 1:21

Plein de nouvelles citations ! ( désolée, il faudra les chercher, j'en ai mis dans toutes les rubriques pig )
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MessageSujet: Re: Citations d'auteurs Anciens sur la gladiature   Ven 24 Déc - 11:35

Saint Augustin, c'est en Afrique du Nord, fin IVe, début Ve siècle ! Ce qu'il décrit est l'expérience de son ami,
l'évêque Alypius de Thagaste.

Il y a donc encore des spectacles avec des gladiateurs, si tard dans l'empire chrétien ?
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MessageSujet: Re: Citations d'auteurs Anciens sur la gladiature   Mar 16 Aoû - 0:42

Nouvelles citations que je classerai plus tard :

La gloire, c'est de combattre un adversaire à sa hauteur.
Céder au plus fort n'est pas manquer de courage, mais qu'elle est lourde à supporter la victoire d'un ennemi plus faible que nous !

Martial, Spectacles, XXI


L'entraînement pour être maître de soi
N'est-ce pas l'art aussi qui protège le gladiateur, et la colère qui l'expose aux coups ?

Sénèque, De la colère, I, 2, 4

Voyez l'athlète ou même le gladiateur, jusque dans l'impétuosité de l'attaque ou les précautions de la défensive, dessiner tous ses mouvements suivant certaines règles de gymnastique. Toutes ses poses, si admirablement calculées pour les chances du combat, ne coûtent pourtant rien à la grâce.

Cicéron, De l'orateur, I, 68

Il faut enfin que l'orateur acquière, pour les pensées comme pour les paroles, cette perfection, à laquelle tendent les gladiateurs et les maîtres d'escrime; qui ne pensent pas seulement à porter des coups, ou à parer ceux qu'on leur porte, mais qui cherchent encore à mettre de la grâce dans leurs mouvements. Ainsi l'orateur doit donner au discours, au moyen des mots, la grâce et la régularité; au moyen des pensées, la force et la puissance.

Cicéron, De l'orateur, I, 52

S'entraîner, toujours s'entraîner !
L'athlète, le chasseur, le cocher, qui se donnent en spectacle dans le cirque, ne cessent, pour un vil intérêt ou pour gagner la faveur de la populace, de s'exercer tous les jours, afin de se perfectionner dans
leur métier. Avec combien plus d'application le soldat, dont la profession est de défendre l'Etat, doit-il l'étudier, et s'y entretenir par une répétition continuelle des exercices !

Végèce, De l'art militaire, II, 24

Comment les anciens exerçaient les nouveaux soldats aux boucliers d'osier et aux pieux
Voici, comme on le voit dans les écrits des anciens, quel était ce genre d'exercice : On donnait aux nouveaux soldats le bouclier rond d'osier, qui pesait le double de ceux dont on se servait à la guerre, et des bâtons une fois plus lourds que l'épée dont ils tenaient lieu. Avec ces espèces de fleurets, on les faisait escrimer le matin et l'après-midi contre le pieu. Cet exercice ne fut pas moins utile aux gladiateurs
qu'aux soldats ; et les uns et les autres ne se distinguèrent jamais dans le cirque et sur le champ de bataille qu'après s'être ainsi escrimés contre le pieu. Chaque soldat plantait son pieu de façon qu'il tînt fortement, et qu'il eût six pieds hors de terre ; et c'est contre ce pieu, qu'armé du bouclier et du lourd bâton en guise d'armes véritables, il s'exerçait comme contre un ennemi, tantôt lui portant son coup au visage ou à la tête, tantôt l'attaquant par les flancs, et quelquefois se mettant en posture de lui couper les jarrets, avançant, reculant, et tâtant le pieu avec toute la vitesse et l'adresse que les combats demandent. Dans cet exercice on avait surtout attention que soldats portassent leurs coups sans se découvrir.

Végèce, De l'art militaire, I

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Arthurus



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MessageSujet: Re: Citations d'auteurs Anciens sur la gladiature   Mer 25 Avr - 16:41

Bonjour,

Je vous contacte aujourd'hui car j'aurais besoin d'un petit service ou plutot d'un éclaircissement autour de certaines citations évoquées au dessus par achillia. J'aurais besoin ci possible des références plus précises sur des citations que je marque ci dessous, ci possible Smile.

•" J'ai vu un gladiateur vraiment courageux. Il était blessé mais continuait à combattre en restant fermement debout face à son adversaire tout en tenant sa blessure avec sa main. Une autre fois, j'en ai vu un encore plus courageux, qui, après avoir été blessé, s'est retourné vers la foule qui demandait sa grâce pour son courage, en faisant signe du bras qu'il n'avait rien et ne voulait être recommandé par personne. " - Sénèque -

" Un gladiateur qui pendant toute la durée du combat s'est montré le plus timide tend à l'adversaire sa gorge et y ajuste le glaive qui s'égare. " - Sénèque -

" Dans les combats de gladiateurs, ces gens par leur condition et leur rang de la catégorie la plus basse, s'ils se montrent craintifs, suppliants, s'ils implorent qu'on les laisse vivre, nous les prenons en haine; s'ils sont courageux, fiers, s'ils s'offrent intrépidement à la mort, nous désirons les sauver; nous avons plus de pitié pour ceux qui ne recherchent pas notre compassion que de ceux qui la réclament. " – Cicéron

" Couverts de blessures, les gladiateurs font demander à leur maître ce qu'il désire. S'ils n'en ont pas fait assez, ils sont prêts à se laisser égorger sur son ordre. Ce qu'ils veulent, avant tout, c'est satisfaire le public. " - Cicéron –


•" Couverts de blessures, les gladiateurs font demander à leur maître ce qu'il désire. S'ils n'en ont pas fait assez, ils sont prêts à se laisser égorger sur son ordre. Ce qu'ils veulent, avant tout, c'est satisfaire le public. " - Cicéron -

•" Qui possède assez de talent et d'éloquence pour être capable de définir en termes convenables et sous tous leurs aspects les préparatifs divers auxquels on se livrait ? Ici, des gladiateurs au ras renommé, là des bestiaires d'une agilité éprouvée, ailleurs des coupables, voués à la mort, s'engraissent pour nourrir les fauves. " - Apulée. -

•" Les chasses aux fauves sont magnifiques, je ne peux le nier. Mais quel plaisir peut trouver un homme de goût à voir un fragile être humain déchiré par une bête sauvage d'une force terrible, ou un élégant animal transpercé d'une lance ? " - Cicéron

J'attends vos réponses avec impatience mêmesi je me rend compte que je demande beaucoup d'infos dans ce message.

Cordialement
Arthurus


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